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Essaouira jour
après jour |
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Prochaine édition du DVD "Essaouira Mogador" |
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Les juifs honorent leur saint d'Essaouira Rabi Haim Pinto |
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Septembre 2009 - Rencontrer des hommes habillés en noir et portant la kippah n’est pas rare dans les ruelles de la médina d’Essaouira mais à la mi septembre chaque année les juifs sont beaucoup plus nombreux, venus participer à la hiloula, le pèlerinage d’un de leur saint, Rabbi Haim Pinto, du 11 au 14 septembre Ils sont cette année quelques 1000 pèlerins à avoir fait le déplacement en avion spécial venus du monde entier, de France, d’Israël, d’Argentine, du Bresil, du Mexique, des Etats-Unis, du Canada…«et nous serions beaucoup plus nombreux si les infrastructures le permettaient » ajoutent mes interlocuteurs qui se disent particulièrement heureux de l’accueil qui leur est réservé par les autorités mais également par la population qui souvent remplace le traditionnel «soyez le bienvenu » par un shalom amical. Le Maroc et plus particulièrement Mogador Essaouira a une longue tradition de coexistence pacifique entre les communautés juives et musulmanes. A Mogador c’est le sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah qui au milieu du 18ème siècle fait appel aux marchands juifs lors de la création de la ville pour développer les relations commerciales de son nouveau port de commerce, particulièrement avec l‘Europe. En accueillant les pèlerins le Gouverneur de la Province d’Essaouira a pu ainsi déclarer que ce rassemblement religieux « nous permet de renouer avec ce que nous avons de commun, notre patrimoine et notre histoire qui ont été façonnés par nos ancêtres des siècles durant »Au début des années 1950, deux siècles après la naissance de Mogador, les descendants des pionniers juifs composaient la moitié de la population aux côtés des musulmans. Ils travaillaient alors essentiellement dans le commerce et dans l’artisanat, celui de la bijouterie en particulier ayant l‘exclusivité de la vente des métaux précieux. La grande majorité d’entre eux vivaient dans le mellah, dans la partie nord de la médina, qu’ils abandonneront pour rejoindre Israël lors de sa création ou quelques années plus tard après l’indépendance du Maroc. Essaouira la tolérante garde la mémoire de cette époque ou le vendredi était le jour des mosquées, le samedi celui des synogogues, et le dimanche celui des français qui se partageaient entre l’église et le Café de France. |
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La tombe de Rabbi Haim Pinto dans le cimetière juif d'Essaouira |
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aux portes d'Essaouira |
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Août 2009 - La nouvelle station Mogador Essaouira inscrite au plan Azur « pousse » lentement. Au bout de la plage d’Essaouira elle devrait accueillir quelques milliers de touristes entre hôtels, résidences, villas mais pour l’instant seule la construction du Sofitel Luxury Golf and Spa a été engagée tandis que 9 trous du premier golf sont praticables depuis cet été. Les accès à cette nouvelle station de tourisme sont bien avancés. La route menant au complexe sur la route d’Agadir est terminée, plantations comprises et le nouveau pont qui enjambera l’oued Ksob mettant la médina à 5 minutes devrait être opérationnel prochainement. |
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Le nouveau pont de l'oued Ksob |
L'ancien pont - Autre époque, autre style |
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Le pont remplacera ce passage rustique (à gauche) qui a été emporté lors les fortes pluies de l'hiver 2009 |
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Le Golf de Mogador jugé par un spécialiste - C’est avec impatience que l’on attendait l’ouverture du premier 18 trous à Essaouira. Tout d’abord vous ne serez pas déçu, créé par Gary Player le parcours grâce à 6 tee boxes vous offrira un vrai challenge à votre niveau, mais ne vous prenez pas quand même pas pour un pro car les départs noires sont très difficiles, et réservé à un joueur de haut niveau, pour les autres c'est-à-dire nous, nous aurons les blancs avec 6390 mètres ou les jaunes avec 5992 mètres qui est à mon avis le tee box le plus approprié à jouer spécialement les jours ou le vent souffle. On commence relativement en douceur, avec un fairway large et rassurant, pas de bunkers pour les 3 premiers trous ce qui est parfait pour la mise en forme, un par 4 avec un green assez rapide, d’ailleurs une des particularités de ce parcours c’est la haute qualité des greens, rapides et précis, pas de surprises si vous voyez un break à droite il y aura un break à droite, ce qui est peu courant de nos jours. Avec 4 par 5 sur le parcours vous aurez des chances de birdies, par contre les par 3 je les ai trouvé très intéressants et délicats à jouer, faudra être précis et long avec 2 par 3 qui font plus de 180 mètres… Les 9 premiers trous sont relativement faciles en fonction des conditions météorologiques, les 9 suivants vont vous faire utiliser tous vos clubs dans votre sac avec un 10 assez difficile et un 18 ou la précision de votre deuxième coup sera très importante. On commence avec le 1 et 10 sur des trous difficiles et on finit avec le 9 ,17 et le 18 sur des trous aussi difficiles entre les départs et les arrivées ca devraient aller… JNous avons adoré ce parcours, très bien dessiné, avec des greens fantastiques et un challenge toujours présent mais pas insurmontable, sans plan d’eau pour perdre vos balles mais beaucoup de bunkers à partir du 4eme trou. Un parcours que je ne recommanderai pas au débutant car un bon drive long et précis est de rigueur, pour les autres c’est un pur bonheur. Le golf est désormais ouvert au public: 36 Euros green fee, frais de reservation inclus caddie 100dh a régler sur place. |
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Les Gnaoua en Festival à Essaouira
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|   Peintre d'Essaouira : Ahmed Adallouch | |||||
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Ahmed Adallouch |
Essaouira a une longue
histoire dans l'art pictural et il y a plus de 40 ans, tandis que le
tourisme faisait ses premiers pas, les expositions et les galeries
se multipliaient. Ahmed Adallouch fait partie de la nouvelle
génération. |
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Le film raconte la vie du dramaturge et poète espagnol Lope de Vega du milieu du 16ème début du 17ème siècle. Il est réalisé par le brésilien Andrucha Waddington qui considère que la vie de Lope est "si fabuleuse qu'elle parait inventée". Tourné en costumes d'époques, pour être au diapason la médina a recouvert ses pavés de terre et plusieurs quartiers (bab Doukala, Skala de la médina, Cbenat..) sont remis au goût de l'époque, époque à laquelle Mogador n'était d'ailleurs pas encore née. Le port pendant quelques heures a également accueilli un marché, légumes et poissons. L'année dernière le téléfilm Terre de Lumière diffusé pendant l'été 2008 sur Antenne 2 avait également choisi le port de pêche d'Essaouira pour quelques scènes. |
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| De chaque côté de la porte de la Marine les quais du port de pêche sont transformés en souk du Moyen Age |
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Mai 2009 - C’est seulement au début du 20ème siècle que l’art du thuya se développe à Essaouira. Jusqu’alors le bois de cet arbre était seulement utilisé dans la construction, en particulier pour réaliser les plafonds des salons de quelques riads ou les riches propriétaires appréciaient sa couleur mais également son odeur très particulière. Pour travailler sur le port, au début du protectorat, les français embauchèrent des hommes du nord du Maroc. On les appelaient les andalous. Ils connaissaient la technique de la marqueterie qu’ils appliquèrent au thuya avec lequel on commença à fabriquer des coffres de mariage, des boîtes pour conserver le thé et les gâteaux. Ces objets furent peu à peu enrichis d’incrustations d’ivoire, de nacre, de fils d’argent, d’ébène, d’os de chameaux, L’art du thuya était né.
Des règles strictes furent imposées aux menuisiers, en particulier
des normes de qualité. Ainsi ne pouvaient s‘installer à leur
compte que des ouvriers formés par 7 ou 8 années d‘apprentissage.
10.000 personnes vivraient du thuya à Essaouira. |
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Le Moussem des Hamadcha |
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Lors des défilés dans les rues de la médina les taureaux qui seront sacrifiés sont en tête du cortège. Le sacrifice est pratiqué dans la zaouïa des Hamadcha et celui du vendredi est suivi par un nombreux public. Les femmes et les enfants sont réunis sur la terrasse, le meilleur emplacement pour voir égorger le taureau, écouter la musique ou regarder comment les grands couteaux tranchants ne blessent pas celui qui veut se couper la langue ou un bras tandis que l'on découpe le taureau en quartiers |
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Une fantasia pour les Regraga |
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| La khaïma,
la tente sacrée des Régraga A droite : Laâroussa, le chef des Régraga, prépare le thé. |
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A chacune de ces étapes autour d’un marabout une grande fête est organisée, un grand souk avec fête foraine. Celui de Had Drâa qui marque la fin du daour est exceptionnel, à une trentaine de kilomètres d‘Essaouira. Les marocains viennent de très loin pour y participer. Ils étaient ce dimanche 26 avril plusieurs centaines de milliers réunis dans ce gros bourg connu pour son souk du dimanche avec vente d’animaux et particulièrement de chameaux. Pour les Regraga, dans un champ, une fantasia est programmée avec la participation de plusieurs centaines de cavaliers. Un spectacle très haut en couleur. |
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| Printemps Musical des Alizés | |
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Trés applaudi les jeunes musiciens ont terminé leur concert par une pièce juive "puisque nous sommes au Maroc, dans une église". Une interprétation dans l'esprit souiri empreint de tolérance qu'exprime également le Choeur des Trois Cultures. Au u programme de ce festival il est dirigé par Michel Piquemal (France), Nayer Nagui (Egypte) et Jalila Bennani (Maroc) et rassemble des jeunes de nationalités et de confessions différentes. Ils chantent d'une seule voix des chants en arabe, en latin et en hébreu.
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| Il y a 40 ans le sociologue Georges Lapassade publiait « Une Ville à vendre ». En découvrant Essaouira il avait trouvé « un petit port de pêche, une ville qui meurt lentement… Il semble que se réalise ainsi lentement la fin d’apocalypse : un cataclysme détruira la ville un jour de fête. Parce qu’elle a trop fait la fête, la voici donc frappée à mort, déchue, ruinée. L’histoire singulière de cette ville donne à ce petit port un visage tragique qu’on découvre dans la vie de tous les jours »
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Quelques années plus tard autour d’André Azoulay d’autres amoureux de l’ancienne Mogador vont se retrouver pour re donner vie à la ville de leur enfance. Récemment André Azoulay devenu conseiller de sa Majesté le roi Mohamed VI précisera au Matin: « Le jour où, avec quelques amis, nous avons décidé d'agir pour notre ville, nous ne l'avons pas fait à partir d'une réflexion ordonnée, scientifique ou planifiée. Nous l'avons fait à l'aveugle sans penser aux résultats qui sont les nôtres aujourd'hui. C'était incertain et presque désespéré et, pour dire la vérité, nous avons plutôt agi par instinct de conservation pour ne pas mourir. Pour que notre mémoire ne disparaisse pas ». |
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C’est à travers son patrimoine et par la culture qu’Essaouira a retrouvé vie et la voie du développement précisait fin mars André Azoulay devant des étudiants de l'ISCAE de Casablanca et l'Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales (ESSEC) de Paris réuni à Dar Souiri lors d’une conférence sur le thème « Culture et développement urbain »Grâce à sa vie culturelle et en particulier l’organisation de plusieurs festivals Essaouira est aujourd‘hui, malgré l’absence d’infrastructures à la hauteur, une destination touristique à part entière et un modèle en matière de développement par la culture a également précisé André Azoulay. Prochain festival, celui des Gnaoua au mois de juin. |
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Essaouira, la crise aussi |
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Mars 2009 -
Au Maroc le niveau de vie a
augmenté au cours des dernières années mais la crise pourrait bien
entraîner une diminution du pouvoir d’achat.
A la boucherie : une jeune femme demande des tripes pour 3,5 dirhams. Le boucher pèse pour 5 dh mais elle demande d’enlever 1,5 dh. Elle n’a pas davantage dans la main. Une femme passe et demande pour 2 dh de viande. Le boucher refuse. Une femme commande 5 dh de poulet. Elle fait mettre ça sur son compte. Le boucher m’explique que c’est souvent ainsi en fin de mois. (nous sommes le 18 du mois!). L’année dernière il a supporté pour 2 millions d’impayés (20.000 dh) 1 euros = 11 dh |
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La Marine Nationale française |
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Mars 2009 - Dans le cadre d’une mission franco-marocaine le bâtiment hydrographique Laplace est arrivé à Essaouira. Son équipe de scientifiques hydrographes embarqués effectue des mesures dans la baie. Construit en 1987, long de 59 mètres, le Laplace ordinairement basé à Brest navigue au profit de la mission hydrographique de l’Atlantique. Après cette mission marocaine d’un mois il retrouvera les eaux françaises et particulièrement celles de Perros Guirrec dans les Côtes d’Armor, marraine du navire.
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| La plage d'Essaouira après les tempêtes d'hiver | ||
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Mars 2009 - L’hiver 2008-2009 aura au Maroc été particulièrement pluvieux, y compris à Essaouira. De mémoire de souiri il faut remonter à une trentaine d’années en arrière pour retrouver autant de pluie. Conséquence, en ce début du mois de mars la campagne est verdoyante. Celle entre Marrakech et Essaouira qui ressemblait depuis longtemps à un désert rocailleux est toute verte avec de nombreuses taches de couleurs que donnent les fleurs sauvages. Il en est ainsi à travers tout le Royaume. Autre caractéristique de cet hiver exceptionnel, la violence des tempêtes. Le spectacle des vagues de l’atlantique venant s’écraser sur les rochers devant les remparts de la skala était quelques fois superbes. Mais de l’autre côté de la médina la plage a beaucoup souffert. Certains jours elle ressemblait à un vrai champ de bataille tellement la mer l’avait retournée. Les parasols, les chaises longues se retrouvaient pèle mèle mais surtout en haut de cette longue plage le sable perdait régulièrement de son épaisseur. En haut de la plage il manque aujourd’hui plus d’un mètre par rapport à l’été dernier et tout au bout, du côté de l’oued Ksob, la dune a perdu plus de 3 mètres de haut. L’une des conséquences de ce déplacement du sable fait que la plage est encore plus plate qu’avant. Et lorsque les coefficients de marée sont importants la mer monte plus haut, jusqu’au mur de la corniche c'est à dire que la plage à marée haute disparaît alors totalement sous la mer. La plage est maintenant nettoyée, peu à peu la nature va faire son œuvre, le sable reviendra sans doute lentement ou à l’occasion d’une prochaine tempête mais on se souviendra longtemps de cet hiver « exceptionnel » |
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L'aéroport s'agrandit avec un nouveau terminal |
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Dans
l’immédiat l’aéroport d’Essaouira Mogador propose des vols
intérieurs et une liaison avec Paris par Royal Air Maroc. |
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Essaouira, Hendrix et son palais |
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Décembre 2008 - La technique du copier-coller est particulièrement appréciée par les web masters. Certains la pratiquent assidûment et copient ainsi les autres sites pour les reproduire sur le leur. J’ai par exemple écrit quelques lignes sur la pâtisserie Driss bien connue à Essaouira et, surprise, en cherchant « pâtisserie driss Essaouira » sur Google j’ai retrouvé mon texte et mes photos, texto … sur un autre site. Ce n’est pas grave car je n’ai rien à vendre mais ça prouve simplement que nous n'avons pas tous les mêmes scrupules. Ceci dit il il faut se méfier car tous les sites ne pratiquent pas la vérifications des infos qu’ils diffusent. Et il n’y a pas que les sites. Quelques fois les Guides se laissent aussi un peu aller. Exemple le Petit Futé dans son édition « Marrakech-Essaouira » à propos d’Essaouira, Diabat, son palais et Hendrix : « celui-ci, tombé amoureux fou de l’endroit ou il séjourna pendant 5 ans voulu même acheter le village berbère de Diabat… Vers la fin du 19ème les étangs et la forêt de tamaris qui entouraient le palais disparurent pour laisser place aux dunes. Le spectacle particulièrement impressionnant au crépuscule inspira à Jimi Hendrix, qui squatta les ruines quelques années, la chanson Castle in the sand |
Sans vouloir donner de leçon il aurait été préférable d’écrire que, juste avant Woodsock, Jimi est sans doute venu à Essaouira en 1969, une journée, qu’il a sans doute passé quelques heures à Diabat et qu'à cette époque là sa chanson Castle made of sand était déjà dans les bacs des disquaires. Ce qui est vrai également c’est que Jimi Hendrix fumait beaucoup et que sans doute dans les parages les fumées de kif ne sont pas encore toutes dissipées et font rêver les rédacteurs de Guides… |
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| Le palais du sultan, ou ce qu'il en reste | |||||
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Le pont de la rivière ksob |
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Novembre 2008 - Diabat est un tout petit village au bout de la plage d’Essaouira. Il a cependant acquis une certaine notoriété grâce aux hippies. A la fin des années 60 ils sont venus fumer à Essaouira et, cerise sur la gâteau, Jimi Hendrix a passé quelques heures avec eux et aurait poussé jusqu’à Diabat. Ajoutons à cela qu’au pied du village l’ancien palais du sultan s’ensable peu à peu et qu’un des grands succès du chanteur a précisément pour titre « Castle made of sand »… On sait aujourd’hui qu’il l’a écrit avant d’être venu ici mais la légende n’a pas de raison. En ce temps là pour traverser l’oued ksob, à 100m en contre bas de la mosquée de Diabat il y avait un pont en pierres permettant de rejoindre directement Essaouira en voiture. Après sa démolition la route d’Agadir a été déviée sur un nouveau pont quelques centaines de mètres en amont mais, Plan Azur et touristes obligent, pour relier directement la nouvelle station Mogador Essaouira et la médina le vieux pont est en reconstruction. Il devrait être ouvert à la circulation fin 2009. |
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Le village de Diabat se réveille chaque mois d'avril. Les regraga, descendants des 7 saints, premiers convertis à l'Islam au Maroc, y passent quelques heures lors de leur daour annuel au cours duquel ils font étape dans leurs 44 sanctuaires. Ici les femmes préparent pour les pèlerins d'immenses tagines de couscous |
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A gauche de la photo le début du vieux pont côté Diabat et à droite la partie qui sera ré-utilisée |
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Tapis et
tissages |
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Novembre 2008- Etudiant en Art Islamique, en 1969, le norvégien Frédéric Damgaard s’amarrait à Essaouira. Depuis, à travers sa Galerie, ses écrits, il n’a cessé de mettre en valeur les artistes-peintres dont les œuvres ont les reflets du métissage des cultures caractéristique de la cité des alizés. En publiant ce mois ci "Tapis et tissages - L'art des femmes berbères du Marorc" Frédéric Damgaard ne quitte pas le domaine de l’art et en présentant ce beau livre Abdelkader Mana peut ainsi écrire : « Faites attention! Vous êtes peut être en train de fouler une œuvre d’art! ». |
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Constructions en front de mer |
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Peu à peu de nouvelles constructions prennent la place de ces maisons individuelles. Il y a eu le Sofitel puis l'Hôtel Atlas Hospitality ouvert depuis le début de cet été. Il y a quelques jours un troisième hôtel-restaurant a ouvert ses portes, le Miramar, un 4 étoiles, juste à côté du Sofitel. Un bel immeuble dans le style marocain avec quelques chambres-balcons, vue imprenable sur la plage et l'île Mogador. Deux cents mètres plus près de la médina une nouvelle construction est en cours de finition, à côté de l'Hôtel des Iles. Construit sur le terrain de la villa qui a abrité le directeur de la Banque du Maroc et sa famille il comprend des studios et appartements destinés aux employés de la banque, pendant leurs vacances. Au rez de chaussée ouvrira bientôt une agence de la BMCI. Et ce n'est pas fini! Toujours en front de mer, à 100 m du Miramar, là ou était la Douane qui a déménagé près de la Province, va se construire un immeuble de 3 étages avec 260 logements et 20 commerces. |
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Enfin, la pluie! |
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Octobre 2008 - Le Ramadan s’est terminé sous la pluie. Quelques gouttes seulement à Essaouira mais de fortes précipitations quelques kilomètres à l’intérieur des terres. Une bonne partie de cette eau ruisselant sur des terres durcies par des mois de sécheresse s’est retrouvée dans la mer empruntant l’oued Ksob qui marque la frontière sud de la longue plage d’Essaouira, à hauteur du borj el barroud. Avec la pluie des tonnes de déchets, des branches de bois, des bambous, des crottes de chèvres et de moutons se sont ainsi retrouvés dans la baie et déposés sur le sable qui n’en avait pas supporté autant depuis bien longtemps. Le Chalet de la plage crée en 1893 n'en a pas gardé le souvenir! Aussitôt quelques hommes avisés ont fait le tri pour récupérer les branchages, faire des petits tas qu’ils ont ensuite transporté, sur leur dos ou dans une petite charrette, jusqu’aux acheteurs et grands consommateurs de bois : les boulangers pour cuire leurs pains et les hammams pour chauffer l’eau. |
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Août 2008 - L’huile d’argan et ses dérivés sont devenus des produits très recherchés. Dans la médina d'Essaouira les boutiques se multiplient et dans les campagnes les coopératives de production également. Toutes ne respecteraient pas les règles coopératives et ne seraient en fait que des entreprises "ordinaires" s’attribuant l’appellation dans le seul but de mettre en confiance les touristes. Ce ne sera pas le cas à Takoutcht dans la province d’Essaouira ou le projet d’une coopérative féminine de production d’huile d’argan biologique vient d’être lancé lors d’une cérémonie présidée par André Azoulay conseiller de sa Majesté et Président de la Fondation Mohamed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier. C’est le groupe français "Batteur" (pharmacie et cosmétique) qui par l’intermédiaire de sa Fondation financera la construction du bâtiment de production incluant une salle d’alphabétisation et une crèche pour les enfants des 53 femmes associées dans cette coopérative Agdal, une réponse concrète et rapide à la population la plus démunie, a précisé M.Azoulay. |
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| Cette nouvelle coopérative de Takoutcht produira une huile d’argan biologique aux normes européennes. | |||||
| Essaouira Hier |
| Novembre 2008 - Station Mogador Essaouira en travaux |
| Août 2008 - Une boîte de nuit à Essaouira |
| Août 2008 - Une voie express entre Marrakech et Essaouira |
Août 2008 - Les gnaoua ont fait la nouvelle réputation d’Essaouira avec un festival qui chaque année depuis 11 ans réunit plusieurs milliers de spectateurs (et non pas quelques centaines de milliers comme on lit très souvent*). Les gnaoua se réclament de Sidna Bilal un ancien esclave noir affranchi par le prophète Mohamed pour la qualité de sa voix, grâce à laquelle il devint le premier muezzin de l’Islam. Les gnaouas d’Essaouira sont constitués en confrérie et ils sont les seuls au Maroc à disposer d’une zaouïa, la zaouïa Sidna Bilal qui fin août, le dernier week end précédent le début du Ramadan, a accueilli leur moussem annuel. En musique les gnaouas ont d’abord traversé la médina accompagnés d’un taureau qui devait être sacrifié avant que commence la Lila qui s’est poursuivie toute la nuit. Ce moussem célébré depuis plusieurs dizaines d'années permet de réunir les maâlems Gnaoua en préservant les traditions et les rituels de la confrérie au sein de leur zaouïa actuellement en travaux de rénovation et d‘extension grâce au travail de quelques bénévoles dévoués à l’image d’Abderrahmane Naciri Président de l’association Dar Gnaoui. *Le plus
grand festival français, celui des Vieilles charrues, en Bretagne,
en plein
centre Finistère, réunit 150.000 spectateurs et c’est une autre
affluence que celui d’Essaouira! |
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Juillet 2008 - Faute de budget le projet de réhabiliter l’ancienne église portugaise pour en faire une maison de création artistique est reporté à plus tard a annoncé la délégation provinciale de la Culture en charge du dossier. Construite à la fin du 18ème siècle près de la scala de la médina cette église devait à l’époque permettre aux premiers européens venus à Essaouira faire du commerce de pratiquer leur religion. Le bâtiment est abandonné depuis longtemps et sa réhabilitation sera très onéreuse; il faudra donc attendre pour que cet espace propose des salles d’expositions, de spectacles, projections, conférences, une bibliothèque spécialisée dans l’art, l’histoire, l’histoire de l'art, des ateliers de peinture, création d'instruments de musique, bijoux, musique, photographies… Dans l’ancienne église des chambres devaient également être aménagées pour l'accueil des artistes et conférenciers invités de la ville. |
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Août 2008 -
La saison de
l'algue rouge |
| Juillet 2008 - Un ibis Moussafir à Essaouira |
| Juillet 2008 - Un nouveau hôtel 5 étoiles Atlas Hospitality Marocco |
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Décès de
Georges Lapassade homme de culture amoureux d' Essaouira |
Août 2008 - Pendant l'été 2008 le bastion sud d'Essaouira a accyeuilli une première exposition. Appelé également borj bab Marrakech ce bastion est l’un des édifices défensifs les plus importants du Maroc. Selon les sources il aurait été construit au début ou au milieu du 19ème siècle. Il se présente sous la forme d’une batterie circulaire dominant l’est de la médina d’où pouvait venir le danger sur terre. Ce bastion de 35m de diamètre pour une surface de 1000 M2 était équipé de 10 canons tandis qu’à l’intérieur, au rez de chaussée, étaient stockèes les munitions dans onze grandes alcôves voutées. Pendant le Protectorat le bastion faisait partie de la caserne (aujourd'hui centre artisanal) et abritait les chevaux des soldats. C’est dans ces salles que sont désormais présentées les œuvres des expositions qui se succèdent. |
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| Janvier 2008 - Le Mali représenté à Essaouira par un consul |